Ne vous trompez pas chers lecteurs, toutes les inventions présentées sur ces pages ne sont pas apparues subitement dans un phénomène d’autocréation. Elles sont l’œuvre d’esprits fertiles, géniales créateurs servant l’espèce humaine en améliorant son quotidien (à part peut être pour le trébuchet).
Dans cet article nous revenons sur une invention gigantesque
qui possède une place de choix dans l’histoire de l’aviation, mais également sur son
fantasque créateur. Howard Hugues, plus que quiconque, a pour rêve d’imiter Icare volant vers
le soleil, s’extirpant du dédale de Minos et restant sourd aux suppliques de son Dédale de père.
Ce rêve fou, et sa fortune colossale aidant, le pousse naturellement vers l’aviation et la construction d’aéronefs repoussant sans cesse les limites de la vitesse et de l’altitude. Cette soif effrénée vers les sommets atteint son paroxysme avec la construction du grandiose H-4 «Hercules».
L’hydravion géant H-4 « Hercules», également appelé Spruce Goose (oie en épicea car entièrement construit en bois), est le plus grand avion du monde en terme d’envergure et de hauteur avec respectivement 97,54m et 24,18m. Lorsqu’il lance la conception du Spruce Goose en 1942, Howard Hugues entend répondre au cahier des charges de l’état major américain souhaitant un avion de transport militaire au tonnage plus important.
Malheureusement le rêve d’Howard Hugues, comme son gigantesque avion, ne peut prendre son envol. Le H-4 « Hercules » ne vola qu’une seule fois le 2 novembre 1947 à Long Beach en Californie sur une distance de 1600m et à 21m du sol…un peu court pour un avion de transport militaire.
Icare se brûla les ailes en s’approchant du soleil, Howard Hugues ne peut déployer les siennes ce jour de novembre 1947. Pourtant la recherche et la riche histoire des inventions ont besoins de ces entrepreneurs, de ces génies tentant l’impossible pour repousser les limites de la science. Les plus belles créations passent par des échecs, parfois cuisants comme le fut celui d’Howard Hugues.
T.Y
Rappelez vous, il y a trois millions d’années, dans les plaines d’Afrique centrale,
prédatés par des tigres à dents de sabre, nous n’étions ni les plus rapides, ni les mieux armés pour survivre. L’homme (à l’époque l’australopithèque) ne doit sa survie qu’à sa merveilleuse
machinerie cérébral à créer.